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Image sur les maths de Singapour

Le modèle singapourien en mathématiques : pourquoi il influence aujourd’hui les écoles internationales

Chez Open Sky International, nous avons choisi d’intégrer une approche pédagogique inspirée du modèle singapourien des mathématiques dès les premières années de scolarité. Ce choix s’inscrit dans notre vision d’une école internationale et bilingue à Paris fondée sur l’exigence académique, la compréhension en profondeur et le développement de compétences durables.

Depuis plusieurs années, le modèle singapourien suscite un intérêt croissant dans les écoles internationales et les écoles bilingues à travers le monde. Ses excellents résultats dans les évaluations internationales, mais aussi sa cohérence pédagogique, en font aujourd’hui une référence étudiée bien au-delà de l’Asie.

Mais que recouvre réellement ce “modèle singapourien” ? En quoi diffère-t-il de l’enseignement des mathématiques en France ? Et pourquoi influence-t-il aujourd’hui autant les écoles internationales ?

Singapour : des performances académiques parmi les plus élevées au monde

Depuis plus de vingt ans, Singapour figure parmi les systèmes éducatifs les plus performants en mathématiques.

Le modèle singapourien en tête dans l'étude Pisa 2022

Dans l’étude PISA 2022 de l’OCDE, qui évalue les compétences des élèves de 15 ans dans 81 pays et économies, Singapour obtient un score moyen de 575 points en mathématiques, contre 472 pour la moyenne OCDE. Le pays se classe ainsi premier mondial.
Source : OCDE, PISA 2022.

L’écart est particulièrement visible sur les niveaux avancés : selon l’OCDE, 41 % des élèves singapouriens atteignent les niveaux 5 ou 6 en mathématiques, contre 9 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.

La France obtient quant à elle un score de 474 points, proche de la moyenne OCDE, mais marqué par des écarts importants selon les profils sociaux et scolaires.

Ces résultats expliquent en partie pourquoi de nombreuses écoles internationales, écoles privées et écoles bilingues à Paris s’intéressent aujourd’hui au modèle éducatif singapourien.

Le “modèle singapourien” : de quoi parle-t-on exactement ?

Le terme “méthode de Singapour” est souvent utilisé dans le domaine éducatif, mais il mérite d’être précisé.

Les écoles internationales utilisent rarement le curriculum national singapourien dans son intégralité. Elles s’inspirent plutôt :

 

    • de la philosophie pédagogique du système singapourien ;

    • du “Singapore Math framework” ;

    • d’outils pédagogiques dérivés comme Primary Mathematics ou Dimensions Math.

Ce modèle repose sur plusieurs principes clés :

 

    • compréhension conceptuelle avant mémorisation ;

    • progression structurée ;

    • résolution de problèmes ;

    • maîtrise approfondie des fondamentaux (“mastery learning”).

Cette cohérence curriculaire est souvent citée comme l’un des grands points forts du système éducatif singapourien.

Une approche centrée sur la compréhension des concepts

Le système français est historiquement reconnu pour la qualité de sa structuration logique et son haut niveau d’abstraction, notamment dans les classes avancées. La France conserve d’ailleurs une tradition d’excellence mathématique reconnue internationalement dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Le modèle singapourien adopte quant à lui une progression plus explicite et visuelle dans les premières années d’apprentissage, avec un accent particulièrement fort sur la compréhension conceptuelle.

L’une des caractéristiques les plus connues de cette approche est le modèle :

Concrete → Pictorial → Abstract (CPA)

Cette progression consiste à :

 

  1. manipuler des objets concrets ;

  2. utiliser des représentations visuelles ;

  3. introduire progressivement les concepts abstraits.

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Il est important de préciser que cette approche n’est pas une invention singapourienne. Elle s’appuie notamment sur les travaux du psychologue et chercheur Jerome Bruner ainsi que sur plusieurs recherches en sciences cognitives et pédagogie constructiviste.

Le système singapourien a toutefois largement contribué à structurer et populariser cette approche de manière cohérente à grande échelle.

Cette influence dépasse aujourd’hui largement Singapour. De nombreuses écoles internationales et plusieurs systèmes éducatifs anglophones, notamment au Royaume-Uni, ont progressivement intégré certains principes issus des travaux de Jerome Bruner et de l’approche CPA dans l’enseignement des mathématiques au primaire.

Les recherches en sciences cognitives montrent par ailleurs que les représentations visuelles et la manipulation concrète facilitent la construction des schémas mentaux mathématiques, particulièrement dans les premières années d’apprentissage.

Le “mastery learning” : avancer moins vite, mais plus solidement

L’un des principes fondamentaux du modèle singapourien est le “mastery learning”.

L’idée est simple : les élèves doivent maîtriser profondément une notion avant de passer à la suivante.

Contrairement à certains systèmes où les programmes avancent rapidement au risque de créer des lacunes cumulatives, le modèle singapourien privilégie :

 

    • la profondeur plutôt que la quantité ;

    • la consolidation des acquis ;

    • la compréhension durable.

Cette approche vise à réduire les difficultés mathématiques sur le long terme et à construire des bases particulièrement solides.

Une forte culture du problem solving

Le modèle singapourien accorde également une place centrale à la résolution de problèmes.

Les mathématiques ne sont pas uniquement abordées comme un ensemble de procédures à appliquer, mais comme un outil de raisonnement et d’analyse.

L’objectif est de développer :

 

    • la logique ;

    • la capacité d’analyse ;

    • la réflexion stratégique ;

    • l’autonomie intellectuelle.

Cette approche est aujourd’hui particulièrement recherchée dans les écoles internationales et les écoles bilingues, car elle prépare les élèves à des environnements académiques et professionnels internationaux davantage orientés vers l’analyse et la résolution de situations complexes.

Pourquoi les résultats de Singapour ne s’expliquent pas uniquement par la pédagogie

Il serait réducteur d’attribuer les performances de Singapour uniquement à sa méthode d’enseignement des mathématiques.

Les chercheurs et institutions internationales soulignent plusieurs facteurs complémentaires :

 

    • la qualité de la formation des enseignants ;

    • la cohérence du curriculum national ;

    • l’importance accordée aux mathématiques dans le système éducatif ;

    • le suivi régulier des élèves ;

    • une forte culture académique ;

    • un haut niveau d’exigence.

C’est précisément la cohérence globale du système qui explique en grande partie ses résultats internationaux.

Pourquoi cette approche est particulièrement adaptée aux écoles internationales

Dans une école internationale à Paris, les élèves évoluent souvent dans un environnement multilingue et multiculturel.

Certains arrivent sans parler français, d’autres changent régulièrement de système scolaire au fil des expatriations.

Dans ce contexte, l’approche inspirée du modèle singapourien présente plusieurs avantages :

 

    • une pédagogie très visuelle ;

    • une progression explicite ;

    • une forte logique de compréhension ;

    • des concepts introduits progressivement.

Cette approche facilite notamment l’apprentissage des mathématiques pour les élèves internationaux, y compris lorsqu’ils apprennent simultanément plusieurs langues.

Dans une école bilingue comme Open Sky International, cette pédagogie s’intègre naturellement dans un environnement académique international exigeant.

Pourquoi Open Sky International s’inspire du modèle singapourien

Chez Open Sky International, notre objectif n’est pas uniquement de former des élèves performants en mathématiques, mais des élèves capables de comprendre, raisonner, analyser et résoudre des problèmes avec confiance.

L’approche inspirée du modèle singapourien correspond pleinement à notre vision de l’éducation internationale :

 

    • développer la compréhension avant la mémorisation ;

    • construire des bases académiques solides ;

    • encourager l’autonomie intellectuelle ;

    • accompagner des élèves de différentes nationalités dans un environnement bilingue et multiculturel.

Cette approche contribue aujourd’hui à faire évoluer de nombreuses écoles internationales et écoles bilingues à travers le monde.

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